La Tunisie est sur la bonne voie dans la réalisation des objectifs du millenaire de développement. Presque tous les indicateurs sont au vert. Je dis presque parce que l'objectif de mortalité maternelle est loin d'etre atteint. Le taux est certes en train de diminuer et le ministere de la santé est en train de faire son possible pour accelerer cette diminution mais malheureusement l'histoire que raconte le journal le temps aujourd'hui nous rappelle que le systeme actuel est à bout et qu'il nécessite une réforme plus profonde.
« Il était 18 heures, ma sœur commença à ressentir des douleurs. Vite nous l'avons emmenée à l'hôpital d'Hammamet pour mettre au monde son nouveau-né. Le service de maternité était, ce jour-là, assuré par trois médecins stagiaires et une sage-femme. L'accouchement s'est fait dans de bonnes conditions. C’était 20h. Le bébé est arrivé. Bien entourée par toute la famille, ma sœur était heureuse avec son deuxième enfant, un garçon. Elle s'est mise à saigner : une hémorragie. Mais soudainement, son état commença à se détériorer. Elle perdit connaissance. Et, d’ailleurs, il y eut un grand flottement, car, 150 mètres séparent la maternité du service d’urgence. Le staff médical décida alors de la transférer à l'hôpital régional Mohamed Tahar Maamouri de Nabeul. Mais il y avait l'ambulance et pas le chauffeur. Cette situation dura 15 minutes. Aux services d'urgence de l'hôpital de Nabeul, où elle a été transférée, des soins intensifs lui ont été prodigués. Mais en vain. Ma sœur a rendu l'âme laissant derrière elle deux enfants dont un jeune garçon âgé de deux ans. »
Comme on peut le voir c'est au niveau des ressources humaines et des services d'urgences que le probleme existe. Nos hopitaux sont sous staffés et le personnel est mal payés. Les services d'urgences sont peu nombreux, surchargés, mal equipés et le personnel mal formé. la situation est pire au niveau des régions et lors de la saison estivale.
L'Etat ainsi que les tunisiens doivent investir et donc nécessairement dépenser plus pour mettre à niveau leur système de santé. Dépenser plus pour la formation, pour les equipements et surtout dans la prévention et la santé communautaire qui est presque completement absente du paysage sanitaire tunisien.
« Il était 18 heures, ma sœur commença à ressentir des douleurs. Vite nous l'avons emmenée à l'hôpital d'Hammamet pour mettre au monde son nouveau-né. Le service de maternité était, ce jour-là, assuré par trois médecins stagiaires et une sage-femme. L'accouchement s'est fait dans de bonnes conditions. C’était 20h. Le bébé est arrivé. Bien entourée par toute la famille, ma sœur était heureuse avec son deuxième enfant, un garçon. Elle s'est mise à saigner : une hémorragie. Mais soudainement, son état commença à se détériorer. Elle perdit connaissance. Et, d’ailleurs, il y eut un grand flottement, car, 150 mètres séparent la maternité du service d’urgence. Le staff médical décida alors de la transférer à l'hôpital régional Mohamed Tahar Maamouri de Nabeul. Mais il y avait l'ambulance et pas le chauffeur. Cette situation dura 15 minutes. Aux services d'urgence de l'hôpital de Nabeul, où elle a été transférée, des soins intensifs lui ont été prodigués. Mais en vain. Ma sœur a rendu l'âme laissant derrière elle deux enfants dont un jeune garçon âgé de deux ans. »
Comme on peut le voir c'est au niveau des ressources humaines et des services d'urgences que le probleme existe. Nos hopitaux sont sous staffés et le personnel est mal payés. Les services d'urgences sont peu nombreux, surchargés, mal equipés et le personnel mal formé. la situation est pire au niveau des régions et lors de la saison estivale.
L'Etat ainsi que les tunisiens doivent investir et donc nécessairement dépenser plus pour mettre à niveau leur système de santé. Dépenser plus pour la formation, pour les equipements et surtout dans la prévention et la santé communautaire qui est presque completement absente du paysage sanitaire tunisien.
5 comments:
commençons par ironiser : il y a quelqu'un qui te conseillera de privatiser le secteur :)
serieusement il faut savoir que le gros du travail est fait par les internes et les residents. ce sont les "fantassins" de la snaté publique alors que les géneraux ne font presque rien et s'amusent comme des potentats.
la situation de nos hopitaux va encore se compliquer avec l'instauration du regime de l'assurance maladie. et on aura un systeme de santé à deux vitesses.
Pour l'anecdote L'ATCT pense envoyer des milliers du personnels soignats en afrique du sud :)) comment dire qu'on est mal-staffé :)
Il faut developper la medecine d'urgence (apres visionnage de Grey'anatomy et la serie "urgences")
IK
C'est pas le sytème qu'il faut réformer pour ce cas là, c'est les mentalités . Que faisait le chauffeur ? Pourquoi n'était- il pas disponible ? La solution une mise à pied ou carrément le virer pour faire un exemple mais le problème c'est qu'ils se protègent les uns et les autres parce qu'il y en a toujours qui fait une connerie sous les yeux de l'autre donc le chauffeur peut menacer le directeur de le dénoncer parce qu'il fait ses courses dans la cuisine de l'hopital par exemple .
Je suis d'accord avec de passage. Les mentalités sont à changer.
Deux autres histoires en cas d'intérêt:
A quoi servent nos hôpitaux?
Mais quelle santé?????
Cher Imperator ! Contrairement a ce que tu peux croire! Je suis pour un service public de qualité.
Pour avoir une meileure qualité de soins. Il faut definitivement investir dans la formation et les ressources humaines en general.
La reforme est la bienvenue car elle injectera plus d'argent dans le systeme.
Ce qui m'importe le plus c'est la santé des plus démunis et le fait qu'il puisse avoir des services de qualité. Le reste (l'egalité et une meilleure medecine pour les plus riches) n'est pas aussi prioritaire pour moi
Déjà commencé par valoriser les professions médicales et paramédicales dans le secteur public en leur proposant un salaire descant en rapport avec leur responsabilité et la longueur de leurs études.
Ceci pourrait permettre d'éviter la fuite des compétences vers le secteur privé de la chirurgie de luxe ou vers l'étranger d'un personnel de santé Tunisien très bien formé.
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